BRUME MATINALE

La brume éparse du matin

S'étire en de longs serpentins

Où s'enroulent les hautes herbes

Dont les tiges au sol retombent.


Se lèvent les premiers rayons

Comme peints de coups de crayon,

L'Aurore, absorbée par son oeuvre,

Mélange à plaisir ses couleurs.


Mésanges et autres musiciens

Dans des chants que rien ne retient

Lancent leurs trilles à travers bois

A l'exemple du merle roi.


Sur des sentes à peine tracées

Se découvrent les pas pressés

D'un mulot ou d'un écureuil

Tandis que broute un chevreuil.

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